Temps forts de la carrière de Stephen Arseniuk : décrypter le jeu pour impulser le changement
23 septembre 2026

Dans sa jeunesse, Stephen Arseniuk était gardien de but au hockey mineur, un rôle qui exige bien plus que de l’agilité et des réflexes aiguisés. Dernier rempart sur la glace, le gardien décrypte le jeu à mesure qu’il se déroule, reste imperturbable sous la pression et prend des risques calculés lorsque c’est nécessaire. Cet expert en résolution de problèmes allie habileté et instinct pour repousser les tirs et assurer la cohésion de l’équipe.
Aujourd’hui, c’est ce même état d’esprit qui guide Stephen dans sa vie d’adulte. Il carbure aux défis d’envergure, qu’il s’agisse d’optimiser l’horaire des activités parascolaires de ses trois préadolescents, de régler la mécanique de sa Camaro 1986 ou de convaincre des organisations concurrentes de faire équipe. Plus le problème est complexe, plus il met d’énergie à le régler.
Après l’obtention de son diplôme en génie mécanique à l’Université de Calgary, Stephen fait ses débuts professionnels lors d’un stage chez Deer Creek Energy, à Fort McMurray. D’abord affecté au forage et à la complétion de puits, il démontre rapidement sa capacité à comprendre différentes situations et à anticiper les besoins. Quelques mois plus tard, on lui confie la responsabilité du programme de forage.
Après l’acquisition de Deer Creek par Total E&P Canada en 2005, Stephen se joint à Laricina Energy, une jeune entreprise spécialisée dans la mise en valeur in situ des sables bitumineux. Pendant 10 ans, il occupe différentes fonctions dans les domaines du forage, des infrastructures, des activités commerciales et de l’exploitation. Ce travail, complexe et souvent imprévisible, est le terrain de jeu idéal pour une personne qui n’a pas peur de sortir de son filet, d’analyser la situation et d’orchestrer la suite des choses. Après l’obtention de son MBA en 2015, Stephen assume une plus large part de fonctions relatives aux décisions d’affaires. Il contribue ainsi aux évaluations, à la gestion du passif et aux négociations à mesure que l’entreprise se transforme.
En 2018, Stephen intègre la COSIA à titre de conseiller technique principal, où il contribue à la mise en place d’une structure de gouvernance qui permet à des entreprises concurrentes de l’industrie des sables bitumineux de collaborer à relever des défis communs grâce à la création de la coentreprise Innovation+.
« La “coopétition” m’est apparue comme la solution », explique-t-il. « Les entreprises peuvent rivaliser sur le plan de la stratégie, de l’exécution et de l’exploitation, mais unir leurs forces pour concevoir des technologies qui contribuent à améliorer la performance environnementale, par exemple pour réduire les risques associés aux solvants et à leur intégration dans les activités, ou encore pour améliorer les procédés d’extraction et de production. »
Au sein de la COSIA, Stephen est promu directeur par intérim chargé des GES, puis directeur d’Innovation+ et des nouvelles perspectives. À ce titre, il contribue au lancement d’un programme de catalyseur d’innovation visant à repérer et à propulser des technologies susceptibles de résoudre des problèmes communs à toute l’industrie.
En 2022, lorsque la COSIA devient la branche innovation de l’Alliance nouvelles voies (aujourd’hui l’Alliance des sables bitumineux), Stephen aide l’organisation à déterminer la meilleure façon de mettre sur pied des projets conformes aux objectifs des membres en matière de réduction de l’intensité des émissions. Au début de 2025, il prend la direction du domaine environnemental prioritaire des gaz à effet de serre (GES), auquel il intègre le développement et la mise en œuvre de technologies de réduction de l’intensité des émissions. Ces travaux ont contribué à soutenir la démarche progressive de l’industrie concernant le captage et stockage du carbone, laquelle repose sur une conviction claire : pour avancer, il ne suffit pas d’innover, mais aussi de mettre en place des solutions à grande échelle.
Aujourd’hui, à titre de directeur de la stratégie en matière d’émissions pour les domaines environnementaux prioritaires des GES et des terres, Stephen dirige ces travaux en étroite collaboration avec Wes Jickling, vice-président de l’innovation et de la COSIA. Son rôle exige de concilier politiques publiques, technologies et intérêts de l’industrie; autrement dit, à décrypter le jeu sur un terrain plus vaste, où les enjeux sont élevés et où la voie à suivre est rarement toute tracée.
« Je suis attiré par l’inconnu, là où l’incertitude peut en décourager d’autres », confie-t-il. « J’aime défricher le chemin pour permettre à d’autres de le suivre et d’aller plus loin. C’était vrai dans le volet “souterrain” de ma carrière, quand nous devions forer et exploiter un gisement complexe n’ayant jamais atteint la phase de commercialisation. C’était vrai aussi quand j’ai relevé de nombreux défis commerciaux chez Laricina. Ça l’est encore à la COSIA, où j’assume toutes sortes de responsabilités qui ont en commun de répondre aux besoins du moment. »
La détermination de Stephen est un autre fil conducteur de sa carrière. Qu’il s’agisse de régler des difficultés techniques sur le terrain ou de rallier toute une industrie autour de solutions communes, il n’a jamais hésité à sortir de sa zone de confort pour s’attaquer à des problèmes qui demeuraient jusque-là sans réponse.
Même des années après avoir accroché les patins, Stephen continue de miser sur l’état d’esprit qu’il a développé comme gardien de but pour façonner son approche du leadership : imperturbable sous la pression, concentré sur la résolution de problèmes complexes et prêt à prendre des décisions quand les enjeux sont élevés. Dans un rôle qui exige de jongler avec les plus grands défis techniques de l’industrie, il mise sur la clarté, la collaboration et l’action pour faire avancer les dossiers qui comptent pour l’ensemble de l’industrie.


