FAQ sur le Projet Pathways

7 mai 2026

La mobilisation et la consultation des communautés sont des volets essentiels de tout grand projet d’infrastructure. Depuis plusieurs années, Canadian Natural assure l’avancement du Projet Pathways au nom de ses cinq promoteurs : Canadian Natural, Cenovus, ConocoPhillips Canada, L’Impériale et Suncor. Le Projet Pathways vise à aménager un réseau de transport et centre de stockage du dioxyde de carbone (CO2). Une fois en service, ces infrastructures permettront de transporter et de stocker le CO2 capté depuis de multiples installations de sables bitumineux dans le nord-est de l’Alberta.

Les promoteurs du Projet Pathways accordent une grande importance aux relations de longue date qu’ils entretiennent avec les communautés situées là où ils exercent leurs activités, et ils s’engagent par conséquent à communiquer avec transparence les informations relatives au projet. Depuis le lancement du processus de consultation et de mobilisation en 2023, les promoteurs du projet restent à l’écoute des préoccupations des communautés locales et s’efforcent d’y répondre efficacement.

Plusieurs sujets ont été abordés au cours des échanges tenus jusqu’à présent. Voici donc quelques-unes des questions fréquemment posées par le public à propos du Projet Pathways.

Comment le CO2 sera-t-il stocké de manière permanente?

Le CO2 capté sera injecté et stocké sous forme liquide dans la formation de grès du Cambrien basal (formation basale), à une profondeur de 1 000 à 2 000 mètres sous la surface. Cette formation est constituée d’une roche poreuse, le grès, qui agit un peu comme une éponge. Lorsqu’il pénètre dans la formation basale, le CO2 reste emprisonné dans les espaces poreux de la roche. Avec le temps, il peut finir par se solidifier, jusqu’à faire partie de la structure rocheuse.

La formation basale est recouverte d’une épaisse couche de roches salines, qui ne sont pas poreuses et qui empêchent les liquides de passer. Ces roches, qui font office de barrière naturelle, empêchent le CO2 de migrer vers la surface.

Ensemble, ces propriétés géologiques garantissent le stockage permanent du CO2 injecté en profondeur sous la surface terrestre.

Comment capte-t-on le CO2?

Chaque exploitant de sables bitumineux gérera ses activités de captage du carbone en installant des technologies de récupération du CO2 dans ses propres installations. Pour comprendre le procédé, prenons l’exemple des chaudières et des générateurs de vapeur. Le gaz de combustion est d’abord recueilli au niveau des appareils à combustion fixes1. Le CO2 est ensuite séparé du gaz de combustion, comprimé et transformé en liquide, puis acheminé jusqu’à un centre de stockage au moyen d’un pipeline spécialement conçu à cet effet.

Le réseau de transport sera-t-il réservé aux promoteurs du Projet Pathways?

Une fois en service, le pipeline pourrait être mis à la disposition de tiers qui auraient besoin de transporter du CO2. Conformément aux exigences de libre accès imposées par le gouvernement de l’Alberta, le centre de stockage du Projet Pathways devrait être accessible à d’autres émetteurs de CO2 tiers. 

À quel point le procédé de captage et stockage du carbone (CSC) est-il répandu?

Le captage et stockage du carbone (CSC) est un procédé éprouvé en usage partout dans le monde, notamment en Norvège, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, aux États-Unis et ici même, au Canada. Les projets qui connaissent déjà du succès à l’échelle mondiale reposent sur un modèle collaboratif dans lequel les gouvernements investissent conjointement avec l’industrie. Par exemple, la Norvège a mis en place des incitatifs à l’investissement qui couvrent les deux tiers des coûts d’immobilisation et la totalité des frais d’exploitation pendant les dix premières années.

Quelle utilisation du CSC a-t-on faite jusqu’à présent au Canada?

Grâce au Projet Pathways, le Canada a l’occasion d’affirmer davantage son rôle de chef de file dans le développement du CSC, aux côtés d’autres pays. L’Alberta et la Saskatchewan exploitent déjà avec succès des installations de CSC depuis plusieurs années.

Le barrage Boundary Dam de SaskPower, près de Weyburn, et l’installation Quest, en Alberta, figurent parmi les premières initiatives commerciales de CSC au monde. Leur réussite témoigne du savoir-faire local dans l’aménagement et l’exploitation d’installations de captage et stockage du carbone.

Par où passera le pipeline de transport du CO2?

Le réseau proposé suivra le plus possible les emprises de pipeline et les corridors d’infrastructure existants afin de limiter toute nouvelle perturbation du sol. La planification du pipeline et de son tracé étant assujettie à des exigences réglementaires, elle doit tenir compte de plusieurs facteurs, notamment la sécurité, l’environnement, la conception technique, les contraintes de construction et les commentaires du public (s’il y a lieu).

Le tracé proposé pourrait être revu en fonction de l’évolution des travaux d’ingénierie et de conception, ainsi que des commentaires recueillis auprès des populations autochtones, des propriétaires fonciers locaux, des organismes de réglementation et des autres parties intéressées. Nous nous engageons à tenir les parties prenantes au fait de l’évolution du projet et à mener des échanges constructifs afin de répondre à toute préoccupation éventuelle.

Le Projet Pathways est-il sécuritaire?

La sécurité des populations, de la main-d’œuvre et des infrastructures est la priorité absolue des promoteurs du Projet Pathways. Cet aspect fait donc partie intégrante de toutes les étapes des processus de planification et d’exploitation.

La conception, la construction, l’exploitation et l’entretien du pipeline de CO2 respecteront la norme CSA Z662 de l’Association canadienne de normalisation, conformément à la Pipeline Act de l’Alberta et sous la supervision de l’organisme de réglementation de l’énergie de la province, l’Alberta Energy Regulator (AER). Tous les pipelines au Canada sont assujettis à ces normes.

Les propriétés géologiques du centre de stockage sont tout à fait adaptées au confinement du CO2. Le choix minutieux de l’emplacement (comme il est décrit plus haut) ainsi qu’une surveillance étroite et continue sont essentiels pour garantir que le CO2 injecté restera enfoui sous la surface en toute sécurité. Le maintien du stockage sécuritaire et durable du CO2 passe par l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de surveillance, de mesure et de vérification (SMV), qui doit être approuvé par les autorités de réglementation avant que du CO2 soit injecté dans le sous-sol. Le plan de SMV comprendra aussi des mesures de gestion des risques visant à déterminer et à atténuer tout problème potentiel associé au stockage du CO2.

Pour en savoir plus, consultez les pages Planification de la gestion des urgences et de la sécurité du pipeline et Planification de la gestion des urgences et de la sécurité du centre de stockage de notre site web.

Le pipeline présente-t-il des risques de fissures ou de fuites?

Un système de sécurité à plusieurs niveaux a été spécialement conçu pour réduire les risques de fuites ou de fissures. Conformément à la norme CSA Z662, des programmes de gestion de l’intégrité des pipelines doivent être mis en place avant le début de l’exploitation et définir les travaux d’inspection et de maintenance requis pendant toute la durée de vie de l’infrastructure. Par ailleurs, des systèmes permettront de surveiller continuellement les paramètres de fonctionnement du pipeline afin de détecter toute variation.

En plus des programmes de gestion de l’intégrité du pipeline, des plans et des procédures d’intervention d’urgence doivent également être instaurés avant le début des activités. Ces plans sont adaptés à chaque site et conçus pour protéger les populations et les milieux naturels. Ils prévoient des procédures qui visent à mobiliser le personnel de secours et les services concernés, à établir un système de communication et à assurer la coordination des mesures d’urgence. Le Projet Pathways sera doté d’un plan d’intervention conforme à la directive 071 de l’AER concernant la préparation et les interventions d’urgence.

Le projet a-t-il fait l’objet d’une évaluation des impacts environnementaux (EIE)?

Le Projet Pathways est soumis à des exigences précises et rigoureuses en vertu des lois et règlements applicables. Des données sont recueillies par divers moyens – travaux de reconnaissance préliminaires, évaluations sur le terrain, analyses documentaires, levés fonciers et études géotechniques – pour valider l’état de l’environnement (p. ex. les cours d’eau importants), pour connaître les particularités du milieu et les infrastructures existantes, ainsi que pour recenser les chalets, les sentiers de trappe et les sites d’intérêt historique connus.

Ces données sont ensuite utilisées pour définir le tracé et intégrer des mesures d’atténuation à la conception technique du projet (p. ex. les croisements de pipelines). Elles servent également à étayer les demandes réglementaires afin de montrer comment les impacts environnementaux potentiels seront gérés ou limités. Des suivis environnementaux et des relevés de la faune seront effectués tout au long de la phase de construction afin que les équipes disposent d’informations à jour sur l’état du terrain.

Les organismes de réglementation possèdent une vaste expérience dans l’encadrement de tous les aspects liés aux pipelines et aux puits d’injection en Alberta. À titre d’exemple, l’AER réglemente près de 450 000 kilomètres de conduites par le biais d’activités de surveillance, d’inspections, d’interventions en cas d’incident et d’enquêtes2. En outre, le projet s’appuie sur un processus rigoureux de consultation et de mobilisation des populations autochtones, des propriétaires fonciers et des autres parties intéressées, lequel permet de prendre connaissance des préoccupations soulevées et d’appliquer des mesures d’atténuation lorsque la situation le permet.

La préparation d’un rapport EIE n’est pas exigée dans le cadre du Projet Pathways. 

Qui sont les promoteurs du Projet Pathways?

Les promoteurs du projet sont cinq des plus importantes entreprises d’exploitation des sables bitumineux au Canada : Canadian Natural, Cenovus, ConocoPhillips Canada, L’Impériale et Suncor.3

En 2025, la production de sables bitumineux s’est élevée à environ 3,5 millions de barils de pétrole par jour, ce qui représente un formidable moteur économique pour l’Alberta et le Canada. Plus de 500 000 personnes au pays travaillent directement ou indirectement dans le secteur pétrolier et gazier. En 2024, ce dernier a versé 35,1 milliards de dollars en redevances et en impôts aux différents ordres de gouvernement et contribué aux exportations canadiennes à hauteur de 157,4 milliards de dollars.

Où puis-je trouver plus d’informations sur le Projet Pathways?

Pour en savoir plus sur le projet Pathways, vous pouvez consulter le site Web de l’Alliance des sables bitumineux, qui contient notamment des fiches d’information sur le procédé de CSC, la sécurité du centre de stockage et la planification des mesures d’urgence.


  1. Les gaz de combustion sont les gaz rejetés par les chaudières au gaz naturel utilisées pour produire la vapeur nécessaire à l’exploitation des sables bitumineux. Évacués par des cheminées, ils sont composés essentiellement d’azote (de 67 % à 72 %), d’eau (de 18 % à 20 %) et de CO2 (de 8 % à 10 %). ↩︎
  2. https://www.aer.ca/data-and-performance-reports/statistical-reports/alberta-energy-outlook-st98/pipelines-and-other-infrastructure (en anglais) ↩︎
  3. Aux fins des demandes réglementaires relatives au Projet Pathways, tous les permis, licences, dépôts, ordonnances et autorisations doivent être demandés et, s’ils sont accordés, établis au nom de Canadian Natural Resources Limited, en tant que promoteur agissant pour le compte de Canadian Natural, Cenovus Energy Inc., ConocoPhillips Canada Resources Corp., Pétrolière Impériale Ressources Limitée et Suncor Énergie Inc. ↩︎