Les résultats prometteurs d’un programme de recherche collaborative sur les générateurs de vapeur utilisés dans l’exploitation in situ

2 mars 2026

Dans le cadre du projet, les scientifiques ont accès à trois GVPD à l’échelle pilote afin de tester leurs résultats à une plus grande échelle et de se rapprocher des conditions d’utilisation réelles.

Les générateurs de vapeur à passage direct, aussi désignés sous l’acronyme GVPD, sont au cœur de l’exploitation in situ des sables bitumineux. Ils chauffent de l’eau pour produire de la vapeur, qui sera injectée à plusieurs centaines de mètres sous terre. Ce procédé permet de ramollir le bitume, qui peut alors être pompé à la surface, puis traité. Plus de 250 GVPD étant actuellement en service dans l’industrie, toute avancée susceptible d’améliorer leur efficacité pourrait avoir des retombées considérables.

L’encrassement constitue un défi majeur. Ce phénomène se produit lorsque des matières organiques et inorganiques s’accumulent dans les conduites des chaudières, ce qui finit par ralentir l’écoulement de l’eau – un peu à la manière du cholestérol qui viendrait boucher une artère. Ces dépôts peuvent également provoquer une surchauffe et, dans certains cas, entraîner la rupture des conduites.

Pour aider à résoudre ce problème, la COSIA, branche innovation de l’Alliance des sables bitumineux, participe à un projet de recherche d’une durée de cinq ans et estimé à deux millions de dollars, qui vise à réduire l’encrassement, l’érosion et la corrosion dans les GVPD. Cette initiative repose sur une collaboration étroite avec l’Université de Calgary, l’Université de l’Alberta, l’Université du Nouveau-Brunswick et le Centre for Energy Research and Clean Unconventional Technology Solutions de l’Institut de technologie du sud de l’Alberta (SAIT). De plus, le projet bénéficie en partie d’un financement du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).

L’équipe de recherche universitaire étudie certains principes fondamentaux en laboratoire, puis a accès, dans le cadre du projet, à trois GVPD à l’échelle pilote. Elle peut ainsi tester ses résultats à plus grande échelle afin de se rapprocher des conditions d’utilisation réelles. Construits à l’aide de la technologie exclusive de ConocoPhillips et réduits à 1/1000e de la taille d’un générateur industriel, deux des appareils servent à mieux comprendre le processus d’encrassement. Le troisième générateur, conçu et développé conjointement par Suncor et l’Université de l’Alberta, sert à résoudre les problèmes de corrosion et d’érosion. Ces trois machines permettent à l’équipe de recherche de réaliser en toute sécurité une vingtaine d’expériences par an afin d’évaluer diverses compositions chimiques de l’eau d’alimentation, de tester des formules de synthèse et d’étudier des traitements par additifs chimiques, sans entraver les activités d’exploitation.

La collaboration entre cette équipe de recherche universitaire, l’équipe de recherche appliquée du SAIT et la COSIA permet de regrouper connaissances pratiques, perspectives nouvelles et expérience de terrain en vue de mieux répondre aux exigences et aux besoins actuels du marché.

Le programme de recherche universitaire initial, qui s’est achevé en 2024, a donné des résultats prometteurs. En mai 2025, le partenariat a été prolongé de quatre ans et élargi à l’Université du Nouveau-Brunswick, après que le CRSNG a confirmé son soutien financier sous forme de fonds de contrepartie pour appuyer les efforts de la COSIA et optimiser l’usage des GVPD. La même année, le SAIT a inauguré à Quarry Park un centre de recherche de 37 millions de dollars offert par L’Impériale. Ce laboratoire, qui constitue le plus important don d’entreprise à un établissement d’enseignement supérieur dans l’histoire de l’Alberta, permet de soutenir l’expansion du programme d’innovation énergétique et de recherche appliquée du SAIT. Pour en savoir plus sur ce don, cliquez ici.