Défis ambitieux et gens formidables : temps forts de la carrière du directeur de la gestion des résidus à la COSIA
24 février 2026

Paul Morris grandit à Lewisporte, une ville rurale d’environ 4 000 habitants située sur l’île de Terre-Neuve. Cette enfance, qui lui offre la liberté d’explorer, d’expérimenter et de relever des défis, élargit considérablement son champ des possibles. Elle lui donne la confiance nécessaire pour surmonter les difficultés et la conviction qu’aucun rêve n’est trop grand. Aujourd’hui directeur de la gestion des résidus à la COSIA, Paul met cette vision d’ensemble et cette créativité au service du secteur énergétique canadien, dans l’un des domaines les plus complexes et importants de l’innovation environnementale.
La route qui conduit Paul jusqu’à la COSIA, la branche innovation de l’Alliance des sables bitumineux, est sinueuse. Mais tout au long de son parcours, il est guidé par sa curiosité, sa volonté de collaborer et son goût pour les défis corsés. Il choisit l’Université Memorial de Terre-Neuve, non pour son prestige, mais par pragmatisme :
« C’était la seule université de la province, et aussi l’option la moins coûteuse. »
Après l’obtention de son diplôme, Paul fait ses premiers pas dans le secteur pétrolier et gazier, où il exerce désormais depuis 28 ans. Durant les sept premières années, il se consacre à l’exploitation traditionnelle de pétrole et de gaz dans l’Ouest canadien et sur la côte est. Il s’oriente ensuite vers l’extraction in situ des sables bitumineux, ce qui lui permet d’étoffer pendant 19 ans ses connaissances techniques en matière de caractérisation des réservoirs, d’étude de gisements et de développement technologique.
Ces années d’expérience l’ont également préparé parfaitement à son rôle actuel au sein de la COSIA. Au cours de ses six dernières années passées chez Suncor, Paul a en effet représenté l’entreprise au comité Innovation Plus de la COSIA, une fonction dans laquelle il a pu constater l’esprit de collaboration et l’ingéniosité qui anime les membres de l’Alliance des sables bitumineux et de la COSIA.
« J’ai appris à présenter et à affronter les défis d’une manière qui résonne auprès des membres », indique-t-il.
Une fois son mandat chez Suncor terminé, Paul reçoit un appel de Wes Jickling, vice-président, Développement technologique et COSIA, qui l’invite à prêter main-forte à l’équipe à titre de consultant. À la fin de l’année 2024, Paul prend pleinement ses fonctions de directeur de la gestion des résidus, dans lesquelles il continue de mettre à profit son approche collaborative de l’innovation.
L’une de ses plus grandes fiertés est d’avoir aidé le groupe de travail technique sur la fermeture des sites miniers à accomplir sa mission, des plus complexes. Durant plusieurs années, des spécialistes de l’industrie ont uni leurs efforts pour évaluer les risques techniques liés à la fermeture des sites d’exploitation des sables bitumineux et définir un processus efficace et responsable. Grâce au leadership constant de Paul, le groupe a pu mener ses travaux à terme, une étape déterminante qui contribuera aux progrès du secteur dans les années à venir.
Mais ce que Paul aime par-dessus tout dans son travail, ce sont les relations humaines.
« Robyn, ma conseillère technique principale, est formidable. Je prends beaucoup de plaisir à côtoyer mes collègues de l’Alliance des sables bitumineux et à travailler avec autant de personnes remarquables au sein de nos entreprises membres », confie-t-il.
Des défis ambitieux et des gens formidables : voilà son carburant au quotidien.
En dehors de ses heures de travail, Paul aime voyager et pratique assidûment le cyclisme. Il est aussi deux fois grand-père, ce qui surprend souvent. Bien qu’il soit très extraverti, il reconnaît souffrir d’une « aversion quasi pathologique pour la prise de parole en public » – un trait de caractère qui le rend profondément humain.
Dans les mois et les années à venir, Paul continuera de se consacrer à des projets qui apportent une valeur concrète aux membres, malgré les pressions de l’industrie pour réduire les coûts et la nécessité de concilier les attentes à court terme des actionnaires avec l’innovation à long terme. Il envisage l’avenir avec lucidité, mais optimisme, nourrissant l’espoir d’un secteur énergétique canadien prospère, toujours plus investi dans l’innovation environnementale.
Paul fonde sa philosophie sur la « morale du poisson et de l’arbre », comme il la surnomme. Elle s’inspire d’une citation qui explique comment de mauvais critères peuvent conduire à porter un jugement erroné sur les autres :
Chacun est intelligent à sa manière. Si l’on juge un poisson à sa capacité à grimper à un arbre, il passera toute sa vie à penser qu’il est stupide1.
« La plupart du temps, chacun essaie de faire de son mieux », conclut-il. « En partant de ce principe, on peut rejoindre les autres là où ils en sont pour avancer ensemble. »
C’est là une philosophie qui sied bien à un homme dont la carrière s’articule précisément autour de ces principes : rassembler les gens, surmonter les difficultés et bâtir, défi après défi, un avenir meilleur.
- Lynda Mullaly Hunt, Fish In A Tree. (en anglais) ↩︎


